Antoine LE MENESTREL / Cie LEZARDS BLEUS

Grimpeur de renom, Antoine Le Menestrel a quitté il y a trente ans la voie professionnelle de l’escalade pour s’orienter vers le partage artistique et poétique.
Son langage corporel est celui de la verticalité.

La Compagnie Lézards Bleus crée des spectacles de danse de façade (ou danse escalade, danse verticale) innovants et hybrides, en s’adaptant sans cesse à chaque partition architecturale et à chaque contexte humain. Ses spectacles contribuent à la transformation des regards portés sur les espaces urbains et naturels.

Entre danse, acrobatie et mime, toute l’attention est portée sur les contextes dans lesquels les artistes interviennent : l’histoire des murs et des structures, l’interaction avec les habitants et les usagers des espaces publics, mais aussi les nouvelles pratiques urbaines comme le Parkour.

Les chorégraphies d’Antoine Le Menestrel sont porteuses d’émotions et vecteurs d’imaginaires pour le spectateur.

Toujours en hauteur, les artistes mettent pacifiquement leur vie en jeu pour en dévoiler la fragilité.

Il crée des spectacles aériens de danse escalade, sur des  bâtiments, monuments, et est également poète à ses heures.

LIGNES DE VIE

Spectacle déambulatoire 

pour 5 danseurs – traceurs 

avec l’architecture pour partition chorégraphique.

 

DESCENSIONS

Fidélité au corps et à la terre.

Danse de façade, parkour, texte, création lyrique et musicale passant de l’extérieur à l’intérieur, vous proposent « une descente qui n’est pas indécente.

 

Quelle trace laisserons nous dans notre vie?

Et si la responsabilité de sa trace apportait une conscience supplémentaire au présent?

Les Danseurs – Traceurs changent notre regard sur la cité. 

Tels des « enfants sauvages », ils s’affranchissent des déplacements codifiés.

« Tracer » c’est être créatif, s’adapter à l’architecture urbaine, prendre appui sur la fraternité, faire obstacle vide qui se creuse, laisser dans l’air, sur les murs, au sol, sur un visage, une trace ou quelques signes poétiques.

Ce spectacle déambulatoire est un révélateur de la partition architecturale. 

Les corps qui s’inscrivent dans l’espace, construisent des images qui transforment notre vision du lieu. 

Cette poésie « du risque » est sans cesse à réinventer et résonne avec les parcours de vie des habitant.e.s et des spectateurs. traces. rencontré.es in situ, in vivo.

C’est également une mise en lumière des valeurs que portent ces « traceurs ». 

La compagnie Lézards Bleus s’engage auprès d’eux, en les accompagnant dans une voix artistique et professionnelle en décalage avec les nouvelles orientations sportives et compétitives de la pratique Parkour.

Chorégraphe : Antoine Le Ménestrel

Danseurs – Traceurs : Kim Chau, Anthony Denis, David Pagnon, Quentin Salvador, Fantin Seguin.

Conception sonore : Grégory Véra.

Compositeur : Vincent Lambert

Costumière : Annick Krasnopolski

Régie Sol : Jean Luc Bichon

Co production : Festival Les Elancés – Scènes et Ciné (Istres) 

Un philosophe et poète comme guide et compagnon : Nietzsche 

Après son spectacle « La dictature du Haut » et inspiré par sa relecture d’Ainsi Parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche, Antoine Le Menestrel a souhaité poursuivre son propos artistique de l’invention d’un nouvel imaginaire autour de la descente, en résonance avec ce texte et la pensée évoquée dans ce dernier. 

Thématique régulière de ses oeuvres, il nous invite à nous mettre ou nous remettre à l’échelle de l’humanité. En tant qu’ancien sportif de haut niveau, il n’oublie pas le mouvement qui retourne sur terre. S’élever oui mais ne pas oublier de redescendre.

C’est avec beaucoup de poésie, quelques grains de folies et aux côtés d’artistes complices et complémentaires que cette création est née, dans une période complètement inédite.

Cette création met en scène Chani Bauza chanteuse lyrique tête en bas, Claudie Gatineau danseuse de façade, Fantin Seguin traceur de parkour et Belaïd Boudellal comédien, Fred Griot accordiste.

Texte écrit par Marie-Do Fréval.

Musique et composition Grégory Véra.

Création lumière Elise Riegel et Samson Milcent.

Costumes : Karine Debouzie

Régie Sol : Jean Luc Bichon

 

Photographies : Anne BARTHELEMY

 

DESCENSIONS : Question de vocabulaire ou de construction ? 

Pour le chorégraphe : « Notre langage imagé polarise le haut positivement et le bas négativement. Le mot Descension nous vient du vocabulaire de l’astronomie. Ce mouvement n’est pas pollué de décadence. L’ascension et la descension sont indissociables. Nous avons peur de tomber alors profitons de la gravité qui nous accompagne vers le bas. Démontons notre mythologie de la croissance sans sommet sur laquelle est bâtie notre civilisation. Inventons des histoires de descension qui sont positives. Car une descente n’est pas indécente quand le sommet est une voie sans issue ! » 

C’est l’histoire de nos descentes intérieures. Au travers de personnages inspirés du prologue du conte philosophique « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche, ce spectacle nous interroge sur les multiples chemins possibles vers de nouvelles prises de consciences et de nouveaux enracinements, personnels et collectifs. Il y est question du pouvoir, de la place et du rôle particulier de chacun.e, des relations indéfectibles qui existent entre l’univers et nous simples humains, de notre irrépressible besoin de commun et de notre vital et nécessaire élan créatif

Les coproducteurs 

Le Cratère – Scène nationale d’Alès et Régie Culturelle Scènes Et Cinés/Théâtre de l’Olivier, Istres

Partenaires et soutiens spécifiques 

Partenaires techniques BEAL, PETZL

Aide à la Bande Originale, SPEDIDAM Soutien spécifique dans le cadre du plan de relance – France Relance en 2021